Twenty Eleven

Une petite sélection sans thématique particulière pour bien débuter l'année...

Triangle - The Magic Touch
On commence fort avec un groupe de la fin des 60s qui nous offre ici une bonne reprise d'un morceau de Bobby Fuller (sur lequel la légende dit que Barry White officie à la batterie...). A noter également que la "vraie" version originale de ce morceau a été enregistrée par la chanteuse de soul Melba Moore mais n'est jamais sortie à l'époque.
Ce disque est sorti en '69 chez Amaret.


Joe South - Shelter
Il s'agit là d'une de mes grandes découvertes de 2010 : auteur-compositeur pour des artistes de rockabilly (il a lui-même enregistré quelques pépites rééditées récemment en CD chez NRC), South a ensuite été pourvoyeur de hits pour le groupe de rhythm&blues the Tams ainsi que pour son coloc', l'énervant Billy Joe Royal. Ce dernier enregistrera d'ailleurs le tube Hush, repris plus tard par Deep Purple et en français par Hallyday (Mal...). Non content d'avoir écrit de bons morceaux (ou insatisfait par les interprétations de ses copains ?), il s'est mis à enregistrer des albums solo à la fin des 60s, sur lesquels il a repris ses propres tubes. Même si la production a souvent mal vieilli (et notamment l'effet "sitar" de la guitare), sa voix "southern soul", des choeurs féminins superbes et des parties de basse surpuissantes rendent ses versions supérieures aux originales.
Je vous propose ici la face B du single Walk A Mile In My Shoes (repris par Elvis à Vegas), morceau apparaissant aussi sur le Lp Don't It Want To Make You Go Home sorti chez Capitol en '69. La première version a été enregistrée par the Tams en '66 et sortie chez ABC.


Bob Dylan & the Band - Bessie Smith
Grand fan d'Andre Ethier -ex-chanteur des géniaux Deadly Snakes de Toronto- j'avoue avoir été un peu déçu à la découverte -tardive- de ce fabuleux disque bordélique que sont les Basement Tapes de Bob Dylan & the Band. En effet, le son des albums solo d'Ethier est déjà présent sur ces sessions enregistrées en '67 -et sorties officiellement en '75 chez Columbia. Mais réflexion faite, je pense qu'il s'agit simplement d'un hommage -très réussi- à ses vieux compatriotes.
N.B. Pour ceux qui n'aiment pas la voix de Dylan, c'est le guitariste Robbie Robertson qui chante ici le lead.

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